L’APHONE #1

Les auteurs de L’APHONE #1

NICOLAS PRESL – couverture & Édito

Né en Vendée en 1976, Nicolas Presl a fait des études d’arts plastiques à l’université de Haute-Bretagne de Rennes. Tailleur de pierre pendant deux ans, il se lance en 2006 dans la publication de romans graphiques muets chez l’éditeur genevois Atrabile : Priape (2006, son best-seller, réédité en 2018), Divine Colonie (2008), Fabrica (2009), L’Hydrie (2011), Heureux qui comme (2012, Prix de la meilleure bande dessinée francophone du Festival d’Angoulême : le choix polonais), Orientalisme (2014) et Levants (2017) qui traitent avec fièvre et obsession de la recherche de l’identité. En 2010, et sur le même sujet, il publie chez The Hoochie Coochie Le Fils de l’ours père (réalisé avant 2006, réédité en 2014). Grâce à ses livres, on le sait fou de peinture, et parmi les grands peintres qui l’ont inspiré, il cite Picasso et Picabia. Maître dans le langage graphique muet « qui force à l’expressivité des personnages, à trouver des astuces narratives pour faire passer tous les éléments nécessaires à l’histoire », il est logiquement devenu le parrain de L’Aphone #1 !

 

SERGE ANNEQUIN – Blind Mirror

Né à Lyon en 1965, Serge Annequin est Formé aux Arts Appliqués. Après divers projets d’éditions alternatives, il réalise entre 2011 et 2013 la trilogie Des fragments de l’oubli, publiée dans la collection Calamar des éditions Paquet (puis en intégrale en 2016 chez EP), et dont le troisième et dernier tome a reçu le Prix du meilleur album au festival BDécines 2014. En mars 2016, c’est sur le label EP Roman Graphique que sort La trajectoire des vagabonds, Album d’Or au festival de la Bulle d’Or de Brignais en 2016. Horlà 2.0, son dernier roman graphique, est publié chez EP début novembre 2018 : librement adapté de la nouvelle de Maupassant, c’est un récit fantastique qui explore le bien-fondé de notre réalité.

 

CHANOUGA – À fleur de peau

Chanouga est né en 1964 à Marseille où il vit toujours. Enfant, il rêvait de devenir Robinson Crusoé, ce qui explique peut-être sa passion pour les récits d’aventures maritimes. Il étudie aux Beaux-Arts et devient graphiste et illustrateur dans la communication, alors qu’il aspire à être auteur de BD. Il publie ses histoires sur un blog et participe au FestiBlog en 2009 où il rencontre Tony Sandoval qui lui présente Pierre Paquet, chez qui il va publier tous ces albums. De Profundis, son premier album publié en 2011, a obtenu un beau succès : Crayon d’Or du festival de Brignais, Prix du public France 3 et Prix espoir du 36e festival de Chambéry. Pour Narcisse, c’est au hasard d’une brocante où il a acheté un vieux numéro de la revue Histoire de la mer qu’il a eut envie de raconter l’histoire de Narcisse Pelletier et de remplir les blancs et les contradictions grâce à son imagination. Grand admirateur de Conrad, Stevenson, Melville, London ou Vercel, il cite volontiers aussi des auteurs de bande dessinée tels Lorenzo Mattotti, Gipi et Jorge Gonzalez.

 

JOHAN TROÏANOWSKI – Pome…

Johan Troïanowski est né en 1985, à Lyon. Entré aux Beaux-arts de Toulon en 2003, il y réalise la revue de bandes dessinées Brouillon, qui réunit une quinzaine d’auteurs. En 2006, il crée et devient président de l’association Ourson bleu et lapin blanc, qui fait la promotion de la BD. En parallèle, il illustre des recueils de poésies pour enfants chez Pluie d’Étoiles et participe également à de nombreux fanzines tels que Halbran, Drakkar, Bévue, Glorioasa Fanzina et Helban. En 2009 paraît sa première bande dessinée pour enfants et adultes, Rouge, chez Makaka Éditions ; la série est reprise en 2015 dans un plus grand format et obtient alors le Prix du meilleur album jeunesse au festival BDécines 2016. 2009 est aussi marqué par la naissance d’une nouvelle revue, Boochkoozu, consacrée à la bande dessinée muette, genre qu’il développe dans Hamour noir (2015) édité par l’Atelier du Poisson Soluble, après y avoir publié Pome ou les petites choses (2012). C’est donc tout naturellement qu’il coordonne en 2018 L’Aphone.

 

LENA MERHEJ – Vogue

Léna Merhej est née en 1977 à Beyrouth d’une mère allemande et d’un père libanais. Après des études en art et graphisme, elle devient une illustratrice de BD et livres jeunesse dans le monde arabe, et fait partie de l’équipe fondatrice de Samandal, premier fanzine et éditeur de BD du monde arabe. Thématique récurrente dans sa création artistique (elle a rédigé une thèse sur la narration de la guerre dans la bande dessinée libanaise), la guerre est le sujet de sa première BD, Je pense qu’à la prochaine guerre on sera mieux préparés (2006), le livre le plus vendu au Liban en 2007. Son film d’animation Dessiner la guerre a gagné le prix du jury du Festival de New York et a été présenté dans divers événements locaux et internationaux. Double récipiendaire du prix du meilleur album de BD au FIBDA d’Alger (Kamen sine en 2009 et Laban et confiture, ou comment ma mère est devenue libanaise en 2013, publié en France par Alifbata en 2015), Lena est une artiste qui se passionne pour les images séquencées et le travail collectif.

 

 

L’APHONE – Reading Different : le fanzine qui laisse sans voix !

Souvent cantonnée à des albums destinés à la jeunesse, la bande dessinée dite muette est un exercice à part, tant pour les artistes que pour le lectorat.

C’est pourquoi BADAM! avec son label Cheap Sheep Ship a lancé L’APHONE, un fanzine avec une maquette sobre au format original de 21×13 cm, une couverture à rabat élégante et des pages intérieures en papier recyclé.

À parution irrégulière, au gré des envies des auteurs, L’APHONE réunit plusieurs histoires de 4 pages. Chacun des numéros sera parrainé par un artiste ayant déjà publié des albums « aphones ».

L’APHONE – Reading different se la joue international.

Au-delà des langues,
l’image et la narration graphique
sont universelles !
Enjoy!

 

L’APHONE #1


PS : Pour une étude plus approfondie de la BD muette et de son histoire, nous vous invitons à découvrir l’étude « Une histoire de la bande dessinée muette » par Thierry Groensteen ou la thèse de de Jessie Bi « La bande dessinée muette« .

Vernissage le singe penché

Vernissage de l’exposition et lancement de l’album « Le singe penché » de Franck Omer et Sylvain Montel

Vendredi 11 janvier à partir de 18H30

Cheap Sheep Ship ose le livre jeunesse avec les magnifiques images de Franck Omer !

Au grès de ses rencontres, un jeune singe, pas tout à fait comme les autres, fait la découverte d’un cheptel d’animaux qui ont eux aussi leur poids existentiel.

En utilisant des encres aux couleurs très vives l’auteur ose (r)éveiller la curiosité et l›étonnement des plus ou moins jeunes !

Un album jeunesse !

 

Cheap Sheep Ship ose le livre jeunesse avec les magnifiques images de Franck Omer !

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Le singe penché
de Franck Omer et Sylvain Montel
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Récit illustré traitant de la différence et du rejet

Au grès de ses rencontres, un jeune singe, pas tout à fait comme les autres, fait la découverte d’un cheptel d’animaux qui ont eux aussi leur poids existentiel.
En utilisant des encres aux couleurs très vives l’auteur ose (r)éveiller la curiosité et l’étonnement des plus ou moins jeunes !
En vente sur le site de la Réserve a bulles -> ici
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Franck Omer
Après avoir rodé, dès le plus jeune âge, dans l’atelier-garage de son patriarche (customisation de gros cylindrés en tous genre)
l’odeur de peinture reste imprégnée sur sa peau et le relance sans cesse. Le pinceau ne le quittera plus !

Après quelques années de communication graphique, l’illustration, omniprésente dans ses projets,
est le bon compromis qui laisse le temps de toucher à tous les médiums.
franckomer.ultra-book.com

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Louise et les loups

couv-400dessin et scénario de Marion Mousse

Que reste-t-il de Louise Brooks aujourd’hui ? Tout le monde connaît ce visage à la beauté diabolique et inoubliable mais que sait-on de cette star du cinéma muet qui, en quelques années, est passée du statut d’actrice éphémère à celui d’icône ?

Louise Brooks, femme des années 1920, mais encore aujourd’hui l’incarnation de la beauté fatale. Un être libre, qui tenait à profiter de sa vie, au-delà d’une morale sexiste et hypocrite qui la réduisait à son simple rôle de femme.

Dans la veine de Seth et Daniel Clowes, Marion Mousse nous livre « une biographie » sous forme de témoignages par lesquels on découvre le combat de l’actrice.

Un récit fort et plein d’humour au style graphique très élégant.

« Une œuvre sans pareille, belle, bien construite. » (ligne-claire)

« En trois poses reproduites par le dessin, en deux regards, tout est dit. Le charme est là. » (bulledair)

« Autant d’histoires, autant de facettes d’une icône qui garde son mystère. Voilà sans doute pourquoi elle reste fascinante ! » (zibeline)

Retrouvez ci-dessous les quinze premières planches de Louise et les loups

louise-longEt vous pouvez aussi profiter de l’exposition !


Marion Mousse est né en 1974 à Chabeuil (26) et vit aujourd’hui à Marseille.

Sa première BD paraît en 2001 : Phinéas, un album en noir et blanc pseudo-philosophique mais humoristique paru chez [Treize Étrange]. Il adapte ensuite Moonfleet, un roman de John Meade Falkner paru en 1898, également adapté au cinéma par Fritz Lang en 1954 (Les Contrebandiers de Moonfleet). Il se lance alors dans une adaptation libre du roman de Théophile Gautier : Fracasse sera publié en trois volumes entre mai 2004 et mai 2005. Dans From outer space, paru fin 2006 chez Six Pieds Sous Terre, Marion Mousse s’offre une parodie de science-fiction via son héros Everett Scool, voyageur de commerce intersidéral et représentant en peignes… Avec sa trilogie du Frankenstein de Mary Shelley, il réinterprète ce mythe gothique et fantastique du créateur dépassé par sa créature. Dans Tête de marron, il écrit un polar dans le Las Vegas des années 60 autour du personnage controversé de Frank Sinatra. Plus récemment, il a adapté L’écume des jours de Boris Vian chez Delcourt (collection Mirages) aux côtés de Jean-David Morvan, et participé à l’aventure collective de la « bédénovela » Les autres gens emmenée par Thomas Cadène et publiée par les éditions Dupuis (13 épisodes recueillis en 9 albums).

Amateur du cinéma des années 50/60, mais aussi grand lecteur de romans de science-fiction, il avoue son admiration pour Jarry ou Queneau. Et en BD, De Crécy, Blutch, Sempé et Mignola.